Résumé :
En 1950, en Angleterre, dans le Yorkshire, la vie paisible du poulailler de la ferme Tweedy semble plaire à ses locataires. La nourriture est abondante et l'endroit est chaleureux. Mais la poule Ginger est loin de partager l'avis de ses consoeurs : elle rêve de grand espace et de liberté. Chaque jour, elle essaie sans succès de s'évader de la basse-cour. La courageuse Ginger s'arme de patience pour faire comprendre à ses copines volatiles que le grillage n'est pas autour de la ferme mais bien dans leur tête.
Ses espoirs reprennent vie lorsqu'un "coq-boy libre et solitaire", Rocky, atterrit dans la basse-cour. Ginger voit alors en lui le sauveur de toutes les poules. S'il pouvait leur enseigner à voler, elles seraient capables de s'enfuir. Car elles n'ont pas le choix : M. Tweedy, le propriétaire de la ferme, a décidé de les passer à la casserole un jour ou l'autre.
Anecdotes:
Des écharpes et des colliers bien utiles : Les écharpes et autres colliers que portent les poules dans le film ont une double fonction : non seulement ils permettent au spectateur de bien les différencier, mais ils servent aussi à dissimuler la jointure de leur tête amovible.
Clones de poulet : Chaque poulet fut créé en deux tailles : un grand modèle (pouvant atteindre jusqu'à 30 cm) pour les scènes où on les voit agir et dialoguer entre eux et une version miniature pour les séquences de groupes ou encore les scènes en relation avec les personnages humains. Les poulets miniatures (faisant moins de 10 cm) servirent également à renforcer l'impression de perspective en créant une forte distance. Le film nécessita la fabrication de près de 300 figurines " grand modèle " et 130 miniatures.
La maison maudite : « On avait donné à la maison des Tweedy un aspect volontairement lugubre et menaçant. Nous voulions quelque chose de maléfique, explique Nick Park, un petit côté " maison maudite ", plus inspiré de la maison hitchcockienne de " Psychose " que des vraies fermes du Yorkshire. Je reconnais qu'on a un peu triché, sur ce coup-là. »
Les décors : Ils ont été conçus de A à Z par le directeur artistique Phil Lewis, le décorateur Tim Farrington et leur équipe. Dans ce cas précis, l’informatique a effectivement joué un rôle, car les décorateurs ont pu créer une image 3-D de chaque décor et s’y déplacer virtuellement avant même de les construire, pour vérifier tous les axes caméra.
L'enclos principal de la ferme avicole représente le plus vaste de tous les décors : il mesure plus de 18 mètres, soit toute la longueur du studio. Les toits de baraques, en tôle ondulée, sont de simples petites plaques de fer passées dans des laminoirs à dents-de-scie. Le grillage en fil de fer barbelé qui entoure la ferme est fait de mince fil de cuivre préparé en l'enroulant autour d'épingles plantées dans des planches. On le garnit ensuite de minuscules barbillons - aussi petits que coupants, comme peuvent en attester ceux qui ont participé à cette fabrication. Tous les arrière-plans sont peints sur toiles.